Poupées inclusives : comment Amy Jandrisevits change le regard sur le handicap
- MARKETING GEAS
- 23 janv.
- 3 min de lecture
Dans un monde où les jouets standardisés reflètent rarement la diversité réelle des enfants, une initiative singulière a vu le jour : des poupées fabriquées à l’image d’enfants avec des handicap(s) et des différences physiques uniques. Derrière ce projet émouvant se trouve Amy Jandrisevits, une Américaine qui transforme des rêves trop longtemps ignorés en réalité tangible.
Une mission née d’une connexion humaine
Amy n’a pas commencé ce projet avec une ambition commerciale, mais avec une conviction profonde. Ancienne assistante sociale spécialisée auprès d’enfants, elle avait constaté à quel point les jouets traditionnels pouvaient exclure ceux qui ne s’y reconnaissaient pas.
L’idée a véritablement pris forme lorsqu’elle a créé une première poupée pour la fille d’une amie qui traversait une transition de genre. Ce geste simple — mais puissant — a déclenché une avalanche de demandes de parents cherchant une poupée qui ressemble à leurs propres enfants.
A Doll Like Me : des poupées pour se voir et se sentir représenté
Fondée en 2014, l’organisation A Doll Like Me a pour objectif de proposer des poupées personnalisées qui reflètent fidèlement l’apparence des enfants qu’elles accompagnent — y compris des enfants avec :
des différences de membres ou amputations
des attelles ou prothèses visibles
des caractéristiques liées à des syndromes rares
des particularités physiques moins représentées dans les jouets classiques
Chaque poupée est fabriquée à la main, souvent à partir d’une photo du jeune destinataire, afin que l’objet ressemble véritablement à l’enfant.
Pour Amy, il ne s’agit pas seulement de produire un jouet : il s’agit de changer la narration autour de la diversité corporelle et de transmettre un message fort aux enfants : “Tu as le droit de te voir représenté.”
Pourquoi la représentation compte pour les enfants (et leurs familles)
La représentation est bien plus qu’un simple mot à la mode : elle peut avoir un impact psychologique profond. De nombreux parents témoignent que leurs enfants se sentent moins isolés, plus confiants et plus valorisés quand ils tiennent une poupée qui leur ressemble vraiment dans les mains.
Une petite fille a ainsi partagé combien elle se sentait comprise en voyant une poupée qui reflète ses différences physiques, et combien cela avait changé sa perception de soi.
Une initiative qui dépasse les frontières
Le projet A Doll Like Me ne se limite pas aux États-Unis : les poupées ont été commandées par des familles du monde entier. Certaines sont financées par des dons ou des plateformes comme GoFundMe pour permettre aux enfants qui ne pourraient pas se le permettre d’en recevoir un gratuitement.
Le coût de fabrication de chaque poupée étant souvent compris entre 70 et 100 dollars, l’organisation s’appuie sur la générosité de donateurs, d’associations partenaires et de bénévoles pour continuer son action.
Impact social et inclusion : une leçon pour l’industrie du jouet
Alors que de nombreuses marques commencent seulement à intégrer une diversité plus large dans leurs catalogues, le travail d’Amy montre combien la demande existe — non seulement pour des poupées inclusives, mais pour des objets qui célèbrent l’unicité de chaque enfant.
Cette initiative rappelle aux fabricants et aux familles que :
chaque enfant mérite d’être représenté dans les jeux qu’il aime ;
les jouets peuvent être des outils d’estime de soi, pas seulement des divertissements ;
l’inclusion commence par des gestes concrets, même dans les détails du quotidien.
Conclusion : plus qu’un jouet, un symbole
Les poupées créées par A Doll Like Me ne sont pas de simples objets — elles sont des ponts vers l’acceptation de soi. Grâce à la vision d’Amy Jandrisevits et à la mobilisation de sa communauté, des milliers d’enfants peuvent désormais tenir un reflet positif d’eux-mêmes entre leurs mains. Et chaque sourire qui en découle est une preuve de l’importance de représenter toute la diversité humaine, dès le premier âge.












